Charles Millot

Résumé

Charles Millot Dictionnaire de patois de Mancey (1998)

Il faut leur arracher les mots du ventre. Et bien je crois tout de même que ceux qui ont envie de conserver notre vieux patois ont raison. C'est peut être pas qu'il est bien beau, ni bien facile à écrire, ni qu'il y ait chez nous des malins qui aient fait des chansons, comme l'on dit qu'il y en a du côté de Marseille ou bien de Toulouse, mais tout de même, c'est un parler qui me plaît, et il ne ressemble pas aux autres, ni à celui des gens de Royer, ni à celui de ceux de Boyer, ni à celui d'Etrigny, des habitants de Nanton, de Corlay ou de La Chapelle, c'est un patois qui est à nous seuls !.
Source : Gallica

Charles Millot Dictionnaire de patois de Mancey (1998)

Tout cela fait que les vaches ont du bon lait, qui fait du bon fromage blanc, du bon lait caillé, du petit lait pour engraisser les cochons de lait, et aussi de la crème qui se tient debout et enfin du beurre qui sent la noisette.
Quand le foin est monté au fenil, il est presque temps de moissonner, les petites parcelles de blé qu'on a semé aux Balouges ou en Neçiot, dans les lieux où la vigne craint la gelée, et où on ne récolterait pas du bon vin.
Source : Gallica

Charles Millot Dictionnaire de patois de Mancey (1998)

Quand on a moissonné tout le jour, enjavelé, lié les gerbes, chargé le char, on est bien sûr d'avoir « l'ac'eulère »3 quand c'est nuit. On a pourtant fait la sieste à l'ombre d'un noyer, la tête sur une javelle, mais cela ne fait guère le compte, on est bien content d'aller se coucher Mais ce n'est pas le tout de ranger la moisson, il faut la battre, ce n'est pas drôle d'être tout le jour dans une grange à taper sur l'aire à grands coups de fléau en avalant de la poussière qui vous fait tousser
Source : Gallica

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