Ban

Définition et enjeux

Gustave Dutruc,  Mémorial du ministère public, ou Répertoire alphabétique et abrégé de jurisprudence… (1871)

“ Aux termes des art. 44 et 45, C. pén., ce qui constitue le délit de rupture de ban, c'est la désobéissance du condamné à la prescription de la loi qui l'oblige à résider dans un lieu déterminé. Toutes les fois qu'il est hors de ce lieu sans autorisation, et qu'il échappe ainsi à la surveillance légale dont il est l'objet, il est en état de rupture de ban. C'est là un délit successif qui, comme le vagabondage, par exemple, se commet à chaque instant et sur chaque point de l'espace parcouru ”
Source : Gallica

La Licence en droit

“ MODES AUTORITAIRES DE FORMATION DU DROIT 201
Le pouvoir de « mettre ban ». — Le pouvoir législatif, dans la mesure assez modeste où il existait à l'époque gallo-franque, est tombé à ce moment aux mains des particuliers qui exercent la " seigneurie », c'est-à-dire les prérogatives anciennes de l'Etat, principalement la haute-justice.
C'est le seigneur justicier et lui seul qui a le bannus, le pouvoir de « mettre ban » en sa terre, d'y faire « établissement » ou « assise » ou « ordonnance », à peu près exclusivement d'ailleurs en matière de police.
”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Le bannissement soit à perpétuité, soit pour un temps, est une peine infamante, qui rend un homme incapable d’exercer aucune charge publique. Voyez sur cette matière Brodeau sur M. Louet, Ricard, Traité des Donations, Imbert en sa Pratique, le Journal des Audiences. En France les condamnations au bannissement perpétuel doivent être écrites seulement dans un tableau sans aucune effigie, suivant l’Ordonnance pour les matières criminelles faite en 1670.
Tous ces mots viennent de l’ancien mot françois & allemand ban, qui signifie proclamation, publication, comme on l’a dit en sa place.
”
Source : Wikisource

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