Sigismond Lacroix

Sigismond Lacroix

Résumé

Portrait de Sigismond Lacroix Sigismond Lacroix Histoire des prolétaires (1874)

Le génie de Rome, qui est le génie de la force, n'a pas cessé de dominer l'humanité depuis vingt-cinq siècles. L'empreinte brutale dont Rome avait marqué le monde ancien n'est pas encore effacée, et on en retrouve les traces à chaque pas dans l'histoire du monde moderne. Tous les conquérants, tous les grands tueurs d'hommes, tous ceux qui ont rêvé la domination universelle, tous ceux qui, ayant assujetti un peuple, se sont servis de lui pour assujettir les autres, tous ceux-là sont allés prendre à Rome leurs modèles et leurs titres.
Source : Gallica

Portrait de Sigismond Lacroix Sigismond Lacroix Histoire des prolétaires (1874)

Partout, sous toutes ses formes, le christianisme au lieu d'être un développement de l'homme est une mutilation. Au lieu de l'animer, il le momifie : s'il n'est pas parvenu à
anéantir et à pétrifier le monde entier, il faut en rendre hommage à la perpétuelle révolte de l'homme qui, si incliné, si abaissé qu'il fût par lui, n'en a toujours pas moins protesté, d'une manière plus ou moins consciente, contre sa dégradation.
Le christianisme est une religion de mort, une négation de la vie. Son idéal n'est jamais sur la terre, dans l'ordre de choses actuel.
Source : Gallica

Portrait de Sigismond Lacroix Sigismond Lacroix Histoire des prolétaires (1874)

Contre ses violences ou ses crimes, les provinciaux n'avaient de recours que si un citoyen romain consentait à leur servir de patron. Pour Rome, le provincial n'est ni mari, ni père, le droit civil est réservé aux citoyens, la propriété n'existe pas pour lui, la terre est au peuple romain ; le provincial ne peut avoir que la possession et l'usufruit du sol: il n'a de droit que par la tolérance du vainqueur. Un seul État reste debout, avec des lois, des institutions, une organisation puissante; c'est la cité maîtresse, dominatrice, la cité romaine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature