Henri Pirenne,
Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle
“ Tel qu’il s’y manifeste et s’y exprime presque toujours, le pouvoir royal y apparaît celui d’un souverain absolu, mais dont l’absolutisme est doublement limité. Il l’est tout d’abord par la morale chrétienne, et il l’accepte. Il l’est ensuite par la nécessité de ne pas mécontenter l’aristocratie, et il la subit. Il est évident, qu’au fond de sa conscience, l’empereur carolingien ne se sent responsable que vis-à-vis de Dieu et que s’il tolère l’intervention des grands dans son pouvoir, c’est parce qu’il ne peut faire autrement. ”
