Résumé

Paul Devaux Études politiques sur l'histoire ancienne et moderne et sur l'influence de l'état de guerre et de l'état de paix… (1875)

La guerre, au degré de civilisation morale et matérielle où nous sommes parvenus, ne peut plus durer et ne sauve des difficultés du jour que pour aggraver celles du lendemain. L'asservissement d'une nation l'humilie trop, à côté de la liberté des autres, pour que, dans la vie des peuples civilisés, le despotisme puisse être désormais autre chose qu'un accident passager. Ne savoir ni vivre avec la paix et la liberté, ni s'en passer, c'est, pour un peuple, à quelque rang qu'il se soit élevé, se condamner à déchoir. La France n'est pas seule intéressée à ce qu'elle échappe à ce déplorable sort.
Source : Gallica

Paul Devaux Études politiques sur l'histoire ancienne et moderne et sur l'influence de l'état de guerre et de l'état de paix… (1875)

En France, la guerre d'Orient, malgré l'énorme sacrifice d'hommes et d'argent qu'elle coûta à la nation, avait complètement répondu aux vues de Napoléon III. Elle avait fait plus que distraire les esprits de la politique intérieure. Le gouvernement impérial y avait reçu le baptême de la gloire militaire et s'était acquis un rang élevé parmi les grandes puissances de l'Europe. Il était difficile, dès que la France aurait eu le temps de réparer ou d'oublier les pertes de la guerre, que son chef ne continuât pas un système qui lui avait si bien réussi.
Source : Gallica

Paul Devaux Études politiques sur l'histoire ancienne et moderne et sur l'influence de l'état de guerre et de l'état de paix… (1875)

L'Allemagne -tout entière allait y trouver, pendant plusieurs années, le châtiment de ses divisions, de ses rivalités, de la basse cupidité avec laquelle chacun de ses princes cherchait à faire tourner à son profit le désastre de tous et à obtenir quelque lambeau de territoire de la faveur du maître étranger. Il lui fallait cette terrible leçon pour
lui apprendre le prix de l'indépendance nationale et rappeler ses enfants au sentiment de la commune patrie ; il fallait que la domination étrangère pesât durement sur tous, que partout on en éprouvât l'arrogance et les vexations.
Source : Gallica

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