Résumé

Portrait de Désiré Blanchet Désiré Blanchet Précis de l'histoire de l'Europe et de la France de 1610 à 1789… (1893)

Comme la Hollande, la France se retirait de la lutte épuisée d'hommes et d'argent. Mais si elle cédait la moitié de la succession de Charles II, quelques villes de Flandre, quelques vallées des Alpes, quelques colonies d'Amérique, quelques conditions défavorables à sa marine et à son commerce, elle gardait du moins toutes les conquêtes de Louis XIV, l'Artois, la Flandre, l'Alsace, la Franche-Comté, le Roussillon. La paix d'Utrecht achevait l'œuvre de Henri IV et de Richelieu, et consacrait la défaite de l'Autriche, renversée du trône de Charles-Quint.
Source : Gallica

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La succession d'Espagne. — Les traités d'Utrecht avaient réglé la succession d'Espagne. Philippe V, héritier de la maison de Habsbourg, n'avait pas vu sans regret le démembrement de sa monarchie. L'Autriche, en prenant les Pays-Bas et le Milanais, l'Angleterre, en conservant Gibraltar, s'étaient approprié une partie de l'héritage de Charles-Quint. D'autre part, Philippe V n'oubliait pas qu'en sa qualité de prince français, il était le plus proche héritier de Louis XIV. Si l'Espagne détruisait les traités d'Utrecht, elle pouvait donner satisfaction à son rêve de grandeur et de
domination.
Source : Gallica

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« Saint-Germain, remarque Saint-Simon, offrait à Louis XIV une ville toute faite et que sa position entretenait par elle-même. Il l'abandonna pour Versailles, le plus triste et le plus ingrat de tous les lieux, sans vue, sans bois, sans terre, parce que tout y est sable mouvant ou marécage. Il se plut à tyranniser la nature, à la dompter à force d'art et de trésors. Il n'y avait là qu'un très misérable cabaret; il y bâtit une ville entière. » Ce lieu, comme le dit spirituellement le duc de Créquy, est un favori sans mérite, qui devra tout au maître et ne lui en plaira que davantage.
Source : Gallica

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