Michel de Sully

Définition et enjeux

Portrait de Antoine-Léonard Thomas Antoine-Léonard Thomas Sully (1878)

Sitôt que le roi le vit entrer, il se leva à demi de dessus sa chaise, ayant un pied chaussé, lui ôta-le chapeau, lui dit bonjour en l'appelant Monsieur, tous signes non équivoques d'un esprit fâché ou embarrassé ; ses termes ordinaires étaient : mon ami Rosny ou grand maître ; mais la distraction avec laquelle il le vit frapper l'un contre l'autre ses petits rouleaux d'ivoire, fit qu'il ne se méprit point, lorsqu'il jugea qu'il n'y avait nulle colère dans son action. Sully lui fit, de son côté, une révérence beaucoup plus profonde que de coutume.
Source : Gallica

Louis Dussieux Etude biographique sur Sully , par L. Dussieux (1887)

« Hélas , Monsieur , nous sommes tous perdus ayant perdu notre bon maître . Nous vous conjurons tous , ayant si bien servi le père , de vouloir de même servir ses enfants et ne les abandonner point ».
Marie de Médicis reçut le Surintendant avec bonté ; et , ayant fait venir le jeune Roi , Sully « le tint embrassé si étroitement qu' on ne pouvait le lui ôter ». La Reine lui dit très haut : « Mon fils , c' est M. de Sully , il vous le faut bien aimer , car c' est un des meilleurs et des plus utiles serviteurs du Roi votre père ; et je le prie qu' il continue à vous servir de même ».
Source : Gallica

Portrait de Antoine-Léonard Thomas Antoine-Léonard Thomas Sully (1878)

Sully, guerrier et politique, secondait le roi par ses talents, comme il le servait par sa valeur.
A peine la Ligue commençait à se former, Henri l'avait envoyé à la cour de France pour en observer tous les mouvements (1) . Il avait vu ce moment avant-coureur des grands troubles où chacun s'agite, observe, prend des mesures; où les amitiés se changent en partis; où les haines deviennent factions; où tous les intérêts particuliers pèsent sur l'État
Source : Gallica

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