Résumé

A. M. Ourousov Résumé historique des principaux traités de paix conclus entre les puissances européennes depuis le traité de Westphalie… (1884)

Vainement l'Empereur offrit à la Prusse de faire, dans le nord de l'Allemagne, une confédération semblable à celle du sud; la Prusse se crut trompée par Napoléon, menacée par lui, et craignit que la paix avec l'Angleterre ne se fit à ses dépens : la faiblesse du Roi, l'imprudence de la Reine, jeune, belle et chevaleresque, firent le reste; la guerre à la France fut résolue. La Prusse songea d'abord à faire sa paix avec la Suède : l'entente entre les deux souverains, Frédéric-Guillaume et Gustave-Adolphe IV, ne fut pas difficile, et termina cette guerre qui n'avait jamais été bien effective.
Source : Gallica

A. M. Ourousov Résumé historique des principaux traités de paix conclus entre les puissances européennes depuis le traité de Westphalie… (1884)

Désormais, l'Europe se divise en deux camps : d'un côté l'Autriche-Hongrie, une partie de l'Allemagne, la Russie, l'Angleterre, la Hollande et la Sardaigne; de l'autre la France, l'Espagne, les Deux-Siciles, la Prusse et la Suède. Après la paix d'Aix-la-Chapelle, toutes ces puissances restèrent armées, et on espéra un repos durable par la crainte même que les deux moitiés de l'Europe semblaient inspirer l'une à l'autre; on se flatta que de longtemps il n'y aurait aucun agresseur, parce que tous les États étaient armés pour se défendre
Source : Gallica

A. M. Ourousov Résumé historique des principaux traités de paix conclus entre les puissances européennes depuis le traité de Westphalie… (1884)

Le système politique de Napoléon prenait aux individus la liberté, aux peuples leur indépendance ; son système économique les ruinait. C'était trop à la fois. Aussi voyons-nous, au point où nous sommes arrivés dans l'étude de cette époque, apparaître dans cet immense empire de nombreux germes de dissolution. L'Espagne absorbe ses ressources, épuise ses soldats ; les libéraux italiens, — qui ménageaient à l'Europe bien d'autres surprises, — tendent déjà la main à leur vieille, à leur mortelle ennemie, l'Autriche. Sur la personne même de l'Empereur, l'Allemagne lève le poignard des assassins.
Source : Gallica

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