Ferdinand Béchard

Résumé

Ferdinand Béchard Droit municipal dans l'antiquité (1860)

Les peuples d'Italie étant devenus des citoyens, chaque ville y apporta son génie, ses intérêts particuliers et sa dépendance de quelque grand protecteur.
La ville déchirée ne forma plus un tout ensemble; et comme on n'était citoyen que par une espèce de fiction, qu'on n'avait plus les mêmes magistrats, les mêmes murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, on ne vit plus Rome des mêmes yeux, on n'eut plus le même amour pour la patrie, et les sentiments romains ne furent plus.
Un homme d'État de notre siècle juge comme Montesquieu l'égalité démocratique fondée par l'empire romain.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard Droit municipal dans l'antiquité (1860)

Qui peut mettre dans l'esprit des peuples la gloire, la patience dans les travaux, la grandeur de la nation et l'amour de la patrie, peut se vanter d'avoir trouvé la constitution d'État la plus propre à produire de grands hommes. Ce sont, sans doute, les grands hommes qui font la force d'un empire. Si Rome en a plus porté qu'aucune ville qui eût été avant elle, ce n'a point été par hasard, mais parce que l'État romain était, pour ainsi parler, du tempérament qui devait être le plus fécond en héros.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard Droit municipal dans l'antiquité (1860)

Esprit de famille, esprit de corps, esprit de cité, esprit de patrie, esprit de religion, esprit public, enfui tune de la société, principe de sa vie, de sa force et de ses progrès, tel est l'antidote qu'on peut trouver dans les libertés civiles à l'égoïsme, cette maladie des vieux peuples, à la soif de l'or, au luxe, à la corruption des mœurs, au vertige des ambitions et des ardentes jalousies.
Source : Gallica

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