Ferdinand Béchard

Élements biographiques

Ferdinand Béchard,  Droit municipal dans l'antiquité (1860)

“ Les peuples d'Italie étant devenus des citoyens, chaque ville y apporta son génie, ses intérêts particuliers et sa dépendance de quelque grand protecteur.
La ville déchirée ne forma plus un tout ensemble; et comme on n'était citoyen que par une espèce de fiction, qu'on n'avait plus les mêmes magistrats, les mêmes murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, on ne vit plus Rome des mêmes yeux, on n'eut plus le même amour pour la patrie, et les sentiments romains ne furent plus.
Un homme d'État de notre siècle juge comme Montesquieu l'égalité démocratique fondée par l'empire romain.
”
Source : Gallica

Ferdinand Béchard,  Droit municipal au moyen âge. Tome 1 (1861-1862)

“ Or, l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de vérité, et les progrès matériels ne sauraient racheter, dans un État, l'oubli des lois immuables des sociétés humaines. Chez tous les peuples, dans tous les pays, l'essence d'un bon gouvernement, c'est sa conformité, d'une part à la nature des choses ; de l'autre, aux dispositions de ceux pour lesquels il est établi. C'est son aptitude à développer tous les éléments de progrès de la famille humaine, sans s'écarter jamais des lois immuables de la justice, et avec une intelligence synthétique des traditions du passé et des vues de l'avenir. ”
Source : Gallica

Ferdinand Béchard,  Droit municipal dans l'antiquité (1860)

“ Esprit de famille, esprit de corps, esprit de cité, esprit de patrie, esprit de religion, esprit public, enfui tune de la société, principe de sa vie, de sa force et de ses progrès, tel est l'antidote qu'on peut trouver dans les libertés civiles à l'égoïsme, cette maladie des vieux peuples, à la soif de l'or, au luxe, à la corruption des mœurs, au vertige des ambitions et des ardentes jalousies. ”
Source : Gallica

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