Résumé

Ferdinand Béchard La Monarchie de Montesquieu et la République de Jean-Jacques… (1872)

Après avoir examiné quelles sont les lois relatives à la nature de chaque gouvernement, Montesquieu recherche les lois relatives au principe de ce gouvernement*.
Il y a, dit-il, cette différence entre la nature du gouvernement et son principe : que sa nature est ce qui le fait être tel, et son principe ce qui le fait agir. L'un est sa structure particulière, et l'autre les passions humaines qui le font mouvoir.
Le principe de la république démocratique et même aristocratique, c'est la vertu; le principe de la monarchie, c'est l'honneur; le principe du despotisme, c'est la crainte.
Source : Gallica

Ferdinand Béchard La Monarchie de Montesquieu et la République de Jean-Jacques… (1872)

La liberté politique, selon Montesquieu, n'est pas celle dont les démocrates ont fait la base du despotisme légal. « Il est vrai, dit-il, que dans les démocraties le peuple paraît faire ce qu'il veut ; mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir. »
Source : Gallica

Ferdinand Béchard La Monarchie de Montesquieu et la République de Jean-Jacques… (1872)

Cet homme, qui est l'égal de tous ses semblables, s'associe à eux, par instinct autant que par nécessité, pour résister aux périls et pour satisfaire aux besoins communs. De là l'origine de la société et des lois qui donnent la sécurité à tous, mais qui introduisent l'inégalité dans l'état social, détruisent sans retour la liberté naturelle, fixent la loi de la propriété et de l'inégalité, d'une adroite usurpation font un droit irrévocable, et pour le profit de quelques ambitieux, assujettissent désormais tout le genre humain au travail, à la servitude et à la misère.
Source : Gallica

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