Citoyenneté romaine

Définition et enjeux

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère Revue des Deux Mondes

À cette époque, tout avait changé dans Rome, non-seulement les coutumes, les maximes, mais la population elle-même. La plupart des anciennes familles étaient éteintes ; les familles plébéiennes, élevées à la noblesse par leur richesse ou leur influence, remplaçaient le vieux patriciat. La population romaine tout entière était un ramas d’affranchis, d’Italiens, d’étrangers, sans unité, sans dignité, sans traditions communes. Ce peuple, qui s’appelait romain, n’avait rien de romain, ni les mœurs, ni les sentimens, ni même le sang.
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Portrait de Amédée Thierry Amédée Thierry De la politique romaine envers les peuples conquis

On y sent par degrés et tour à tour l’action de la cité victorieuse sur toutes les races de l’ancien monde, puis la réaction de ces races sur l’Italie et sur Rome : conception neuve, qui donne la clé non-seulement des destinées de tant de peuples si fortement marqués à l’empreinte romaine, mais de celles de Rome elle-même, qui, après avoir détruit toutes les nationalités autour d’elle, vit à son tour sa propre nationalité emportée par le mouvement qui poussait tous ces peuples vers la même unité sociale.
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Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Œuvres politiques

Un gouvernement qui, de nos jours, voudrait imiter la république romaine, aurait ceci de différent, qu’agissant en opposition avec son peuple, il rendrait ses instruments tout aussi malheureux que ses victimes ; un peuple ainsi gouverné serait la république romaine, moins la liberté, moins le mouvement national, qui facilite tous les sacrifices, moins l’espoir qu’avait chaque individu du partage des terres, moins, en un mot, toutes les circonstances qui embellissaient aux yeux des Romains ce genre de vie hasardeux et agité.
Le commerce a modifié jusqu’à la nature de la guerre.
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