Cuvillier-Fleury

Résumé

Cuvillier-Fleury Revue des Deux Mondes

Vous avez noblement fait votre devoir comme soldat ; vous vous êtes montré digne du commandement ; vous avez su électriser par votre exemple une poignée d’hommes exténués et dans la position la plus périlleuse qui se pût offrir ; vous avez été prince comme il faut l’être, car, s’il est permis de se vanter d’appartenir à une race de braves, c’est en face de l’ennemi et au moment où l’on donne tête baissée dans le danger ; enfin, vous avez été humain, et c’est, à mon avis, votre plus grande gloire, car c’est la plus rare en Afrique : « Vous n’avez tué que des combattans ! »
Source : Wikisource

Cuvillier-Fleury Revue des Deux Mondes

Ne vous plaignez donc pas, mon cher Prince, de l’injustice de l’opinion ; elle vous honore, elle vous apprécie et elle compte sur vous ; mais ne vous défiez pas d’elle.
Pardonnez-moi cette longue tirade, je ne supporte pas l’idée que vous éprouviez, sans motif, une de ces souffrances que cause si légitimement à un cœur généreux l’injustice des hommes. Ayez confiance, encore une fois. On vous sait gré de ce que vous faites, car vous êtes devenu, à vingt-deux ans, et par l’effet de, votre conduite sage et courageuse, un des hommes les plus importans de votre pays.
Source : Wikisource

Cuvillier-Fleury Revue des Deux Mondes

Vivre par la pensée et par l’esprit, et par ces convictions fidèles et persévérantes, c’est là ce qu’il n’est plus au pouvoir de personne d’empêcher en France. Tout le monde est soumis ; personne ne proteste : que veut-on de plus ?
Adieu, on est très préoccupé ici de la santé du Prince de Joinville et du voyage de Chomel à Claremont. Mais votre dîner des Rois, qui vous inspire un si triste retour sur ces galettes de Crimée que vous aimeriez tant à manger en ce moment en guise d’ortolans, cette petite fête de famille nous donne bien à penser que vous n’avez pas d’inquiétude sérieuse.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature