J.-J. Ampère

J.-J. Ampère

Résumé

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère Revue des Deux Mondes

Ce n’est pas par ce chemin, ô mon père ! que je veux rentrer dans ma patrie. Si vous ou tout autre trouvez une voie qui n’enlève à Dante ni son honneur ni sa renommée, je l’accepte, et je n’y marcherai pas d’un pied paresseux ; mais, si je ne rentre à Florence par un chemin honorable, je n’y rentrerai jamais. Eh quoi ! le soleil et les étoiles ne se voient-ils pas de toute la terre ? Ne pourrai-je méditer sous toute zône du ciel la douce vérité si je ne me fais d’abord un homme sans gloire, ou plutôt un homme d’opprobre pour mon peuple et mon pays ?
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La révolution qui a frappé le passé, a frappé tout ce qui venait de lui, dans la littérature et dans la société, et la chevalerie comme le reste. Après la révolution une voix s’est élevée encore ; celui dont le génie ranimait dans le monde de la religion et de l’imagination les traditions du moyen-âge, a fait entendre comme un harmonieux écho de la poésie chevaleresque dans le Dernier des Abencerrages.
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En outre, l’architecture romaine est grande parce qu’elle éveille en nous des idées de puissance, de solidité, de durée, parce qu’on sent que la main d’un grand peuple s’est posée là. D’ailleurs les Romains ont inventé une architecture. Ils ont inventé l’amphithéâtre, la colonne isolée, dont la pensée du moins leur appartient, les aqueducs à grandes lignes d’arcades, les aqueducs, où l’utile se combine avec la sublimité, enfin l’arc de triomphe, où la solidité semble prêter une éternelle durée aux magnificences de la gloire.
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