J.-J. Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ Ce n’est pas par ce chemin, ô mon père ! que je veux rentrer dans ma patrie. Si vous ou tout autre trouvez une voie qui n’enlève à Dante ni son honneur ni sa renommée, je l’accepte, et je n’y marcherai pas d’un pied paresseux ; mais, si je ne rentre à Florence par un chemin honorable, je n’y rentrerai jamais. Eh quoi ! le soleil et les étoiles ne se voient-ils pas de toute la terre ? Ne pourrai-je méditer sous toute zône du ciel la douce vérité si je ne me fais d’abord un homme sans gloire, ou plutôt un homme d’opprobre pour mon peuple et mon pays ? ”
