Louis Petit de Julleville, Histoire de la langue et de la littérature française
“ Le plus souvent Jean de Meun voile l’indécence de sa pensée par des métaphores, mais ces métaphores sont généralement plus indécentes encore. En certain endroit même, non seulement il ne recule pas devant les mots les plus cyniques, mais il les recherche avec affectation. C’est une fanfaronnade. Il ne croit pas plus à la valeur du spirituel paradoxe par lequel il essaie de justifier ces expressions « baudes et folles » qu’il n’est convaincu de la perversité innée de la femme ; et pas plus dans un cas que dans l’autre il ne semble disposé à suivre les conseils qu’il se plaît à donner. ”
