Jehan de Meung

Définition et enjeux

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome I

Évidemment, M. Ampère n'a pas compris que Jehan de Meung était un apôtre de la religion naturelle. Pour être un honnête homme, un saint, Jehan de Meung dit: «Ne volez pas, ne tuez pas; soyez loyal et bon, charitable et juste; en un mot, aimez, et surtout n'oubliez pas que chaque fois que vous violerez les lois de la nature, vous serez sacrilège; anathème sur vous! Allez donc, et multipliez.»
Source : Gutenberg

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome I

Il reproche à Jehan de Meung, au lieu de suivre, comme son devancier, le fil du récit, de s'en écarter sans cesse. «Bien souvent il oublie son sujet pour traiter tous les sujets; il intercale des allégories dans les allégories, des histoires dans les histoires. Bon fait prolixité fuir, a dit Jehan de Meung; jamais auteur n'observa plus mal son précepte; mais parmi cette multitude d'épisodes, nous trouverons des passages beaucoup plus curieux, et même des morceaux de poésie beaucoup mieux frappés que tout ce qu'a pu nous offrir le doucereux Guillaume
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de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome I

En effet, Jehan de Meung n'est pas un poète. La grâce et l'élégance sont le moindre de ses soucis, et bien qu'il soit fécond à l'excès, son style n'en est pas moins le plus souvent d'une concision désespérante. Dans ses longues dissertations philosophiques, dans ses hors-d'oeuvre scientifiques, chaque mot a sa valeur propre, et nous nous sommes bien des fois heurté à des expressions à peu près intraduisibles.
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