de Lorris Guillaume

Résumé

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome II

Ni pour chapel de fleurs nouvelles,
Femmes ne leur sembleraient belles;
Car d'Alcibiade le corps [107b]
Si florissant, si beau dehors,
De si noble et gente structure,
Tant l'avait bien formé Nature,
Qui par dedans le voir pourrait,
Pour trop laid certes le tiendrait.
Ainsi le raconte Boèce,
Homme sage et plein de prouesse,
Aristote à témoin prenant
Et ses paroles rapportant,
Car le lynx a si forte vue
Et si perçante et si aiguë,
Qu'il voit tous les objets céans
Aussi bien dehors que dedans.
Au surplus, jamais de la vie
Beauté de vertu n'est l'amie [108b] .
Source : Gutenberg

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome II

«Il l'a dit,» c'est-à-dire Pythagore. (Cicéron, De la nature des dieux, traduction de M. l'abbé d'Olivet.) Pythagore soutenoit la métempsicose, ou la transmigration d'une âme dans un autre corps; c'est un sentiment qu'il avoit puisé chez les Gymnosophistes, qui croyoient que la production du monde consistoit en ce que toutes choses sont sorties du sein de Dieu, et que l'univers périra par un retour de ces mêmes choses à leur première origine. Les Brachmanes du pays de Coromandel soutenoient que le monde périt et se renouvelle dans certaines périodes de temps.
Source : Gutenberg

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome II

Et la chétive, le laissant,
Prend un autre et va s'abaissant;
Car, pour le vaillant éconduire,
De la troupe elle prend le pire.
Là couve et nourrit ses amours,
Comme on voit la louve toujours,
Dans sa folie et son délire,
De tous les loups prendre le pire.
Si Bel-Accueil pouvez trouver,
Que puissiez avec lui jouer [69b]
Aux échecs, aux dés, voire aux tables,
Ou tous autres jeux délectables,
Toujours du jeu le pis ayez,
Toujours le plus faible soyez,
Faites qu'il gagne la partie,
De vos pertes se moque et rie,
Et tout l'enjeu que vous mettez
Avec bonne grâce perdez.
Source : Gutenberg

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