de Lorris Guillaume

Résumé

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome III

M. Francisque Michel traduit «les deus» par «les chagrins.» C'est une grosse erreur d'inadvertance. Il a pris deus pour le pluriel de deul. Mais la phrase n'aurait pas de sens, ou plutôt il serait impossible d'en accorder le sens avec ce qui précède. En effet, nous avons vu que vers l'Amant étaient revenus Doux-Parler et Doux-Penser, mais que Doux-Regard seul était resté. Les deus veut dire les deux autres. Si nous dégageons la pensée de l'allégorie, nous aurons: «L'Amant pouvait encore penser à sa douce amie, il pouvait en parler, mais il ne pouvait plus la voir.»
Source : Gutenberg

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome III

Mordit Adonis son amant
Dont il mourut en grand tourment.
Jamais ne put être apaisée
La douleur qui l'avait brisée;
Eh bien, pour Tibulle son cœur
Sentit encor pire douleur.
Rien ne pouvait sécher nos larmes;
Tous devant si dures alarmes
De pitié se fussent émus.
D'Ovide et Catulle [12b] et Gallus [11b]
Si preux d'amour en la science,
Nous serait chère l'assistance,
Mais ils sont tous morts et pourris.
Voici Guillaume de Lorris
A qui la male Jalousie
Fait tant de peine et d'avanie
Qu'il est en péril de mourir,
Si je ne vais le secourir.
Source : Gutenberg

de Lorris Guillaume Le roman de la rose - Tome III

Que tous à pauvreté les misse
Et tretous après moi les fisse
De vive rage trépigner.
Mais de quoi sert le regretter?
J'ai tant de rides sur la face
Qu'ils se moquent de ma menace
Et n'en saurais aucun tenir;
Temps passé ne peut revenir.
Ces ribauds de qui suis honnie
M'avaient pourtant bien avertie!
Dès lors je pleurai mes amours,
Par Dieu, je les pleure toujours.
Quand je m'y suis bien porpensée,
Moult me délecte en ma pensée,
Tous mes membres tressaillir sens,
Quand il me souvient du bon temps
Et de la très-joyeuse vie
Dont mon cœur a si grande envie
Source : Gutenberg

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