Joseph Bédier,
Revue des Deux Mondes
“ Outre les preuves de fait que d’autres en ont allégué, il est très frappant que les romans du cycle de Bretagne sont les seules œuvres artistiques qui se passent de l’unité d’action et d’intérêt : ils font, à première vue, l’impression de centons de contes arbitrairement réunis. Ce qui constitue le lai, c’est l’aventure, c’est-à-dire une entreprise tentée par un héros à travers les surprises d’un monde surnaturel. Ce qui constitue les grands romans arthuriens, c’est de même un imbroglio d’aventures qui se présentent à un même chevalier, à l’improviste, sans nécessité logique. ”
