Jules Coulet, Études sur l'ancien poème français du Voyage de Charlemagne en Orient (1907)
“ De plus en plus, en effet, les trouvères se sont libérés de la tradition, d'autant plus aisément, que, dans l'imagination et le souvenir des générations successives, la légende primitive elle-même s'altérait et s'effaçait. De plus en plus, s'offrait aux poètes la faculté de modifier ou même d'inventer la matière de leurs récits et ils en ont certainement usé. Ce que des clercs avaient fait dans le dessein pieux, que nous avons défini, pour le poème d'Aiol et pour le Voyage en Orient, des trouvères purent et durent le faire avec la seule idée de plaire à leurs auditeurs et de les amuser. ”
