Louis Petit de Julleville, Histoire de la langue et de la littérature française
“ Les luttes désespérées et farouches où deux races se mordent et se tuent, des torrents de sang répandu, des mères en larmes sur les corps agonisants de leurs fils, la désolation, le massacre, la mort, voilà la vie de l’Épopée, qui se passionne volontiers pour les vaincus et n’a point pour devise Væ victis. Elle n’a plus désormais besoin pour devenir que de quelque héros central qui personnifie puissamment toute une nation, toute une religion, toute une race. C’était Achille hier, ce sera Roland demain. L’Épopée a désormais tout ce qui lui faut pour vivre. Elle peut naître, elle naît. ”
