Résumé

Paul Meyer Girart de Roussillon

« Damoiselles, c’est le roi, celui qui a le visage fier. » Berte, à sa vue, prit peur, l’autre se leva, rougit et s’inclina profondément. Lui la prit, l’embrassa une fois et l’assit près de soi. Jamais il n’avait vu beauté en laquelle il n’eût trouvé défaut ou prétexte à raillerie, mais celle-ci valait tant, qu’il en eut le cœur touché, et rit. — « Sire, dit l’abbé de Saint-Denis, cette autre est ta femme, tu es engagé avec elle ; nous l’avons juré dans son pays. — Par mon chef », dit Charles, « c’est moi qui décide. Si là-bas Girart a fait les parts, ici je choisis. »
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Paul Meyer Girart de Roussillon

La reine appelle l’évêque Augis : « Sire, pour Dieu, priez le roi et ses amis de faire grâce à ces malheureux qu’il a déshérités et réduits à la misère, qu’il pardonne toute rancune à ses ennemis, à tous ceux, morts et vivants, à qui il en veut. » L’évêque fait à sa volonté et parla à Charles en homme habile. Avant d’adorer le bois de la croix où Dieu fut crucifié, le roi lui octroya toutes ses demandes, et accorda le pardon qui lui était demandé. La reine envoya dire chez Bienassis que Girart peut changer ses larmes en rires joyeux, car un jour sa terre lui sera rendue.
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Paul Meyer Girart de Roussillon

Fouque, cousin de Girart, est l’homme sage et mesuré, qui aime la paix, qui ne se résigne à la guerre qu’à la dernière extrémité. Mais la guerre déclarée, même contre son avis, il se donne tout entier à son seigneur et est prêt pour lui à tous les dévouements. Boson est le type du chevalier batailleur par tempérament. Ardent, impétueux, il est incapable de mettre un frein à son désir de vengeance ; il ne recule devant aucune cruauté. Son acharnement contre ses ennemis est, comme son courage, sans limites. Il serait humilié de mourir ailleurs qu’en champ de bataille.
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