Résumé

La chanson d'Antioche (1862)

« Ah ! sire Mahomet, viens en aide à celui-ci, « Si son corps est mort, que son âme ne soit pas perdue, « Que le Dieu des Français ne l'emporte pas sur toi ! »
La nuit est passée; l'aube éclaire.
Dans les tentes, partout, l'armée est réveillée.
Le duc de Normandie s'équipe le premier, Puis le comte de Flandre avec sa grande compagnie ; Baudoin Cauderon revêt sa cuirasse, Il lace son casque brillant, il ceint sa bonne épée, Et pend à son col l'écu parsemé d'or, Il prend au poing une lance bien solide, Un filet d'argent flamboie sur son gonfanon; Il monte en selle sans s'aider des arçons.
Source : Gallica

La chanson d'Antioche (1862)

Chacun va vers lui, la hache levée.
Gontier les voit venir, il ne les redoute pas; Il a frappé le premier de sa lame damasquinée, La tête a volé loin une toise et demie ; il a fendu un autre jusqu'à la mâchoire, Et sur le troisième l'épée est tombée jusqu'à la poitrine, Que vous dirai-je? il en a jeté cinq morts.
Les autres Turcs se sont sauvés en hâte; Gontier vient au cheval, il est monté sur les arçons Et le piqua des éperons des deux côtés, Et lance le cheval comme une flèche empennée.
Il atteint les cinq païens, il les a décollés.
Source : Gallica

La chanson d'Antioche (1862)

Selon ce que chacun peut il est bien préparé Pour défendre son corps garni et bien armé.
Un espion sort et va au camp, Qui dit que nos guerriers sont tout affamés, Et qu'ils mangent leurs roussins par famine; Il a réconforté les païens du camp.
Corbaran l'a fait prendre et jeter en prison, Si ce qu'il dit n'est pas vrai, il sera décollé.
Et Corbaran s'est mis à réfléchir et à se préparer, Il appelle Amédelis et lui dit : « Venez vers moi, « A Antioche vous irez vers les Français, « Et verrez leurs préparatifs, revenez le matin. »
Et celui-ci répond : « Sire, je suis tout prêt. »
Source : Gallica

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