Résumé

Les premières croisades et le royaume chrétien de Jérusalem (1879)

Le fer auquel sont attachées toutes les espérances est montré en triomphe aux croisés; il leur paraît une arme céleste avec laquelle Dieu lui-même doit disperser ses ennemis. Toutes les âmes s'exaltent; on ne doute plus de la protection du Ciel. L'enthousiasme donne une nouvelle vie à l'armée chrétienne, et rend la force et la vigueur aux croisés. On oublie toutes les horreurs de la famine, le nombre des ennemis. Les plus pusillanimes sont altérés du sang des Sarrasins, et tous demandent à grands cris qu'on les mène au combat.
Source : Gallica

Les premières croisades et le royaume chrétien de Jérusalem (1879)

Dieu n'avait plus de sanctuaire dans sa propre ville; l'Orient, berceau de la religion chrétienne, ne voyait plus que des pompes sacriléges; l'impiété avait répandu ses ténèbres sur les plus riches contrées de l'Asie. Antioche, Ephèse, Nicée, étaient devenues des cités musulmanes; les Turcs avaient porté leurs ravages et leur odieuse domination jusqu'au détroit de l'Hellespont, jusqu'aux portes de Constantinople, d'où ils menaçaient l'Occident.
Source : Gallica

Les premières croisades et le royaume chrétien de Jérusalem (1879)

Dieu le veut! Dieu le veut! s'écrie ce brave prince; et en même temps il se précipite au milieu des bataillons ennemis, suivi d'une troupe d'autres braves qui s'étaient assemblés autour de lui. A ce spectacle, les soldats qui fuyaient, rougissent de leur frayeur ; ils s'animent d'un nouveau courage; ils s'élancent contre les escadrons des infidèles, et renversent tout ce qui se trouve sur leur passage.
Cette, ardeur ne fit qu'augmenter au retour de Boëmond. Après avoir repoussé les ennemis qui pillaient le camp, il se joignit au duc de Normandie, comme il venait de rétablir le combat.
Source : Gallica

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