René Grousset,
Les croisades
(1994)
“ Parmi les barons eux-mêmes le vœu de 1095 se transforma vite en la plus profitable des aventures. Les plus avisés d'entre eux, un Baudouin Ier, un Bohémond, un Tancrède, verront dans la croisade l'occasion inespérée de se tailler seigneuries et royaumes au soleil d'Orient. Le croisé deviendra un pour lequel tous les procédés seront bons — violence, parjure, assassinat même (Baudouin Ier à Edesse) — pourvu qu'il arrondisse son lot. Pour y parvenir, Baudouin Ier et Bohémond n'hésiteront pas à abandonner la croisade bien avant la délivrance de Jérusalem. ”
