Harran

Définition et enjeux

Alfred Driou,  L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)

“ « Harran, dit un autre voyageur, Niebuhr, est actuellement un petit endroit à deux journées au sud-sud-est d'Orfa, que les Juifs vont encore fréquemment visiter; c'était, selon toute apparence, la ville qu'Abraham quitta pour aller au pays de Ghanaan. »
« A deux journées de Sinhar est CTiafran l'ancienne, — Harran, — où a été autrefois la maison d'Abraham, notre père. » dit également le voyageur espagnol Benjamin, de Tudele. -
Laban et qu'il peut la suivre.
”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan,  Histoire générale et système comparé des langues sémitiques… (1855)

“ Les noms de Raghô, Sarug, Nahor, Harran, qui figurent dans la même généalogie, paraissent représenter des villes échelonnées du nord au sud depuis la source du Tigre jusqu'à l'endroit où les Térachites passèrent l'Euphrate3, et peuvent ainsi désigner les principales stations de l'émigration. Dans une autre généalogie ( Gen. XXII, 2 2 ) , la race de Tharé est de nouveau rattachée à Kasd, c'est-à-dire au pays des Carduques ou Chaldée primitive 4. Enfin, on a remarqué que les noms propres de l'âge patriarcal renferment beaucoup d'aramaïsmes 5. ”
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau,  Histoire des Perses, d'après les auteurs orientaux… (1869)

“ Les colonies grecques avaient apporté leurs dieux avec elles et en avaient propagé les cultes jusque dans l'Inde. Les monnaies et les intailles montrent en abondance les effigies sacrées de la Grèce depuis les frontières de la Sogdiane jusqu'à l'Euphrate, et la persistance extraordinaire de ces religions est attestée par ce fait qu'au dixième siècle de notre ère la ville de Harran en Mésopotamie était encore habitée par une colonie de polythéistes qui, sous le nom de Sabiens, brava la persécution des khalifes et ne succomba pas devant l'Islam. ”
Source : Gallica

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