Jean-Charles-François Ladoucette

Résumé

Jean-Charles-François Ladoucette Fables... 3e édition (1868)

Des révolutions sitôt que l'éclair brille, Imite l'escargot, rentre dans ta coquille !
LE PIVERT
L'astre du jour dorait le sommet du coteau,
Lorsqu'un oiseau, D'un vert mêlé de jaune, en secouant l'aigrette
Qui d'écarlate orne sa tête,
Va se poser sur un bouleau, Et de son bec pointu le frappant avec force,
En arrache d'abord l'écorce, Ouvre l'aubier, le coeur, et ne prend de répit Qu'après avoir tracé la rondeur de son nid.
Il court sur l'arbre, sa victime,
Pour saisir l'insecte tremblant Que son bruyant travail a mis en mouvement; Le robuste ouvrier ne vit pas de régime.
Source : Gallica

Jean-Charles-François Ladoucette Fables... 3e édition (1868)

On croit ouïr du bruit, on veut fuir c'est en vain. Dans de fatals gluaux chaque aile s'embarrasse ;
D'un oiseleur j'entends les pas ; Deux fois lu fus coupable ; il te voue au trépas,
A sa table va prendre place !
Ce même jour, le beau Lucas
À Glicère offrait son hommage. De cet amant l'on dit, qu'après quelques combats,
Elle écouta trop le langage. On le dit ; l'indiscret le confie aux pasteurs ;
Le bruit en va jusqu'à sa mère ;
Elle maudit, elle chasse Glicère, Dont la mort seule, hélas ! termine les douleurs.
Source : Gallica

Jean-Charles-François Ladoucette Fables... 3e édition (1868)

Quand le printemps revient sur l'aile des zéphyrs,
L'escargot s'éveille, il s'apprête;
Sa porte s'ouvre, il avance la tête, N'entrevoit nul obstacle et cède à ses désirs :
Car si l'hiver l'épuisa d'un long jeûne,
Certe il est temps que, loin du jardinier, En roulant son logis, à son aise il déjeune. Il atteint, en rampant, des feuilles d'espalier, Ou des pampres de vigne, ou joyeux il gaspille Soit le pois farineux, soit la tendre lentille. Soudain la foudre gronde, et, pour fuir le danger, Il rentre sous le toit qui doit le protéger.
Source : Gallica

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