Edmond Cottinet

Edmond Cottinet

Résumé

Portrait de Edmond Cottinet Edmond Cottinet,  Les intermèdes (1873)

“ Ainsi que l'abeille au jardin butine,
Vous avez cueilli ce bouquet pour nous! Si frais dans son nid de mousse argentine Que les papillons en seront jaloux !
Vive ce désert, puisqu'il nous rassemble ! Puisqu'un tel bouquet y put bien pousser ! Mais à qui, de grâce, est-ce qu'il ressemble? N'est-ce pas à vous, Miss, qu'il fait penser ?
Oui, vous n'êtes rien qu'une herbe des plages, Qu'une algue perdue en cet Océan Qu'on nomme le monde, et dont les orages Ne font pas rentrer une algue au néant.
”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Cottinet Edmond Cottinet,  Les intermèdes (1873)

“ Sous la chanson des vents roule son harmonie.
Tu te mêles toi-même à ces puissants concerts. Ces hymnes, ces sanglots qui flottent dans les airs, Aspirés, renvoyés par les cratères vides,
Longtemps tu les fis boire à tes feuilles avides ;
Tu les pompas, tu pris dans ton coeur enivré Tout l'univers, avec son bruit vaste et sacré,
Et tu vas, frémissant du pied jusqu'à la cime,
Répandre ton trésor en quelque chant sublime.
Sous ses dômes alors la forêt se taira,
Et le loup qui s'en va chassant s'arrêtera,
Et tout sera muet pour t'écouter, mon chêne!
”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Cottinet Edmond Cottinet,  Les intermèdes (1873)

“ La terre se peuple de roses !
L'hiver passe, si nous passons !
L'amour s'en va, quoi de funeste ?
L'amour s'en va, la beauté reste !
Tous les jours de nouveaux désirs
Fatiguons des amours nouvelles ! Le Temps, le vieux Temps a des ailes, Donnons des ailes aux plaisirs !
Viens ! soyons aimés des plus belles! Qu'après avoir bien combattu,
Il n'en soit pas qui nous résiste !...
Pourtant, pourtant, mon coeur est triste!
”
Source : Gallica

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