Résumé

Amand Dubois D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)

Je viens de rencontrer en mer un oiseau immense, qui n'a pas moins de quatre mètres d'envergure , et auprès duquel je ne suis qu'un moucheron : C'est le vautour des mers, le grand albatros, auquel aucun autre oiseau ne peut être comparé pour la puissance du vol. Sa taille gigantesque, son corps robuste, son cou gros et court, sa grande tête, son bec acéré, long, fort et puissant, son plumage dur, épais et riche en font un être à part ; et, quand il se montre sur les flots en courroux, on dirait une apparition fantastique.
Source : Gallica

Amand Dubois D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)

La couleur du tigre s'harmonise admirablement avec le milieu dans lequel il vit. Rasé sur le ventre au milieu des jungles, il se confond si bien avec la couleur fauve roussâtre de l'herbe demi-brûlée par le soleil, qu'il ne se lève souvent que sous les pieds du chasseur.
Les tigres sont d'une audace sans égale ; ils attaquent les troupes en marche pendant la nuit malgré la lueur des flambeaux et le bruit des tambours; les traînards qui suivent l'armée deviennent souvent leur proie ; ils pénètrent dans les villages dont les habitants sont quelquefois contraints d'émigrer
Source : Gallica

Amand Dubois D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)

Le tigre, au contraire, quoique rassasié de chair, semble toujours être altéré de sang ; sa fureur n'a d'autre intervalle que ceux du temps qu'il
faut pour dresser des embûches ; il saisit et déchire une nouvelle proie, avec la même rage qu'il vient d'exercer et non pas d'assouvir, en dévorant la première ; il désole le pays qu'il habite ; il ne craint ni l'aspect ni les armes de l'homme; il égorge, il dévaste les troupeaux d'animaux domestiques, met à mort toutes les bêtes sauvages, attaque les petits éléphants, les jeunes rhinocéros, et quelquefois même ose braver le lion.
Source : Gallica

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