Hippolyte Verly

Élements biographiques

Portrait de Hippolyte Verly Hippolyte Verly,  Spada la Rapière (1882)

“ Tu es belle, il t'aime et ne croit pas à tes répugnances.
– Je les lui ai dites cependant assez ! Il sait aussi qu'au jour des fiançailles, à Douxlieu, j'étais la seule personne qui eût ignoré jusqu'au dernier moment le vrai but de la fête. Il sait tout, te dis-je, et je le hais autant que j'aime Raoul !
– Mais Raoul n'est pas gentilhomme, et une Beaurepaire ne doit point se mésallier. Crois-tu que je n'aime pas Pierre, le beau et vaillant compagnon ? Je l'aime de tout mon coeur, mais je ne consentirais cependant jamais à devenir une « dame Lardinois ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Verly Hippolyte Verly,  Van Brabant & Cie : toiles & sarraux (1890)

“ Et il poussa doucement vers lui la jeune fille rougissante, qui souriait, les joues encore mouillées de larmes. D'un geste passionné, Jean saisit les mains de sa belle fiancée et les couvrit de baisers ; puis levant sur son chef ses yeux pleins d'une reconnaissance infinie :
— Je jure devant Dieu d'être pour elle un époux aimant et fidèle, et pour vous un fils respectueux et dévoué jusqu'à la mort.
— Si je n'en étais pas convaincu, vous ne seriez point ici, Miéris. Je vous connais autant qu'homme peut se flatter de connaître son semblable ; j'ai confiance en vous et je suis en paix.
”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Verly Hippolyte Verly,  Souvenirs d'une vieille barbe, politiques et pittoresques… (1892)

“ On n'eût guère le temps d'apprendre que cette prétendue bataille n'était qu'une insignifiante escarmouche d'avant-garde : l'ivresse durait encore, quand des voyageurs arrivant de Belgique rapportèrent à Lille un bruit alarmant qui circulait à Bruxelles. L'armée du prince Fritz venait, disait-on, d'infliger un grave échec aux Français, à Wissembourg, où le général Douay s'était fait tuer.
On était si bien en veine d'enthousiasme que l'on n'accorda d'abord aucune créance à ces propos ; dans les cafés même on traita de « Prussiens » et on malmena ceux qui les colportaient.
”
Source : Gallica

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