Hippolyte Verly,
Souvenirs d'une vieille barbe, politiques et pittoresques…
(1892)
“ On n'eût guère le temps d'apprendre que cette prétendue bataille n'était qu'une insignifiante escarmouche d'avant-garde : l'ivresse durait encore, quand des voyageurs arrivant de Belgique rapportèrent à Lille un bruit alarmant qui circulait à Bruxelles. L'armée du prince Fritz venait, disait-on, d'infliger un grave échec aux Français, à Wissembourg, où le général Douay s'était fait tuer. On était si bien en veine d'enthousiasme que l'on n'accorda d'abord aucune créance à ces propos ; dans les cafés même on traita de « Prussiens » et on malmena ceux qui les colportaient. ”
