Paul Bardou, Eugène Jacquet et ses amis : histoire de quatre fusillés de Lille par un témoin (1919)
“ E. Jacquet ignore que sa fille doit comparaître à l'audience. En la voyant entrer, un nuage a passé dans ses yeux, un frisson glace son coeur. La durée d'un éclair et son coeur s'est repris. Sous le coup de fouet de la souffrance, son courage a rebondi plus haut. Il a dit à l'enfant, émue et craintive, ces seuls mots : — Petite, tu ne dois pas avoir peur; je suis là.... Et Geneviève a compris. Électrisée par son regard, rassurée par son fier et tranquille sourire, l'enfant s'est redressée, a refoulé ses craintes et, doucement intrépide, affronté ses tourmenteurs. ”
