Philippe Baucq

Philippe Baucq

Résumé

Portrait de Philippe Baucq Philippe Baucq Revue des Deux Mondes

Nous allons au préau ; il fait un temps superbe, le ciel est tout bleu et sans nuages ; un beau soleil réchauffe l’air un peu froid du malin, une petite brise me fouette légèrement le visage et me procure une sensation bien agréable. Pour me dégourdir, j’ai couru sans m’arrêter pendant une demi-heure. En revenant du préau, j’étais essouflé et une main mystérieuse était venue mettre du rouge sur mes joues. Cet exercice m’a fatigué et a dérouillé mes muscles.
À peine rentré dans ma cellule, je reçois une carte postale d’Yvonne.
Source : Wikisource

Portrait de Philippe Baucq Philippe Baucq Revue des Deux Mondes

Quant à M. Henry, j’ignore si, sous ses mouvements brusques et rudes, il ne cache peut-être point un cœur plein de compassion. Ces messieurs me trouvent joyeux, car ils voient sur mes lèvres des.rires destinés à tranquilliser ceux qui me sont chers. J’aurais voulu dire la vérité, j’aurais voulu crier du fond de mes entrailles que tout en moi était souffrance et torture. Oui, messieurs, je ris alors que mon cœur saigne, je ris tandis que la douleur me transperce.
J’embrasse ma femme et mes enfants, et elles retournent vers la chère maison, où manque celui qu’elles adorent et qui git en prison.
Source : Wikisource

Portrait de Philippe Baucq Philippe Baucq Revue des Deux Mondes

Maintenant les îlots de lumière n’arrivant plus au fond de ma cellule, les ombres s’atténuent et deviennent plus vagues, la marée lumineuse est descendante et se retire petit à petit, elle s’en va là-bas vers l’horizon et la pénombre envahit l’intérieur de l’habitation..., Oh ! elle doit être déjà loin, bien loin, car l’obscurité devient plus grande, s’accentue, et la nuit inonde la terre...
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature