Louise THULIEZ,
Revue des Deux Mondes
“ Comme je m’occupais de la tenue des livres et que pour cette raison, ma porte restait ouverte, je sortis, croyant à un accès de folie d’une de mes compagnes, le fait n’était pas rare. Grande fut ma surprise de voir un prisonnier, suivi de quelques soldats, tous brandissant des clés : « Mesdames, habillez-vous ; nous sommes en république : vous êtes libres, » nous crièrent-ils ; et ce disant, ils se mirent à ouvrir toutes les portes, répétant aux prisonnières ahuries : « Habillez-vous vite, vous avez un train à six heures pour Cologne. » ”
