Résumé

Auguste Trimbalet De Soyécourt à Wittenberg, ou L'invasion et la captivité (1916)

En vérité, nous sommes des isolés, dans un camp de quatre cents prisonniers.
Le second jour de notre séjour à Burg, nous voyons tout à coup arriver, pour partager notre chambre et notre vie, trois prêtres russes, orthodoxes, tous trois aumôniers militaires. Notre situation va-t-elle se compliquer d'une façon désagréable ? Non. Le malheur nous rapproche. Bientôt, connaissance est faite, grâce à quelques mots de latin que nos compagnons comprennent un peu. Et, comme ils sont hospitaliers par nature, et plus cossus que nous par ailleurs, ils nous offrent le thé.
Source : Gallica

Auguste Trimbalet De Soyécourt à Wittenberg, ou L'invasion et la captivité (1916)

En un mot, nous sommes, désormais, à l'abri du besoin pour le temps de la captivité.
Entre temps, nous faisons prier le curé catholique de Burg, de venir nous voir. Plus
entreprenant et moins timide que celui de Wittenberg, il ne craint pas d'aller de l'avant pour nous être agréable. Il nous apporte la Sainte Communion, tous les jours, en attendant mieux. Ce mieux, il l'obtient vite, et, la veille de la Toussaint, il nous procure tout le matériel nécessaire pour dire la Messe, et l'autorisation de nous en servir dès le lendemain.
Source : Gallica

Auguste Trimbalet De Soyécourt à Wittenberg, ou L'invasion et la captivité (1916)

Ce retour à la vie individuelle a d'autres inconvénients. Un jour, une jeune femme, mère de quatre enfants, croit pouvoir s'installer dans sa maison pour y faire quelque travail. Une bombe arrive et lui enlève une jambe. Un autre jour, c'est une vieille femme, octogénaire, qui arrive à son domicile à un moment dangereux. Elle n'est pas assez agile pour gagner la cave, et reçoit en pleine figure un obus qui la fait passer de vie à trépas.
Sur ces entrefaites, on exige de la population une rançon, énorme pour un village de 300 habitants.
Source : Gallica

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