Résumé

Portrait de Armand Mollard Armand Mollard Rapports et procès-verbaux d'enquête de la commission instituée en vue de la commission instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens… (1915-1916)

Dans plusieurs camps, notamment à Gardelegen et à Altengrabow, les prisonniers étaient l'objet de sévices. A Holzminden, un jeune homme qui, mourant presque de faim, demandait instamment à manger, a été battu par un gardien, puis mis en cellule pendant six jours. A Darmstadt, il y avait un caporal dont la violence et la méchanceté étaient extrêmes. On l'a vu frapper à la tête avec un sabre un prisonnier militaire qui ne l'avait pas salué. Une autre fois, il a percé de sa baïonnette la poitrine d'un soldat qui lui avait dit que, quand on n'a pas à manger, on ne doit pas travailler.
Source : Gallica

Portrait de Armand Mollard Armand Mollard Rapports et procès-verbaux d'enquête de la commission instituée en vue de la commission instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens… (1915-1916)

Nous avons eu là des paillasses et des couvertures. Le matin, nous avions une décoction d'orge grillée; à midi, un jour de la soupe aux légumes, principalement aux betteraves ; un autre jour, du macaroni, de l'orge crue, du riz, avec quelques filaments de viande qui, souvent, sentait fort mauvais; le soir, de la farine délayée dans de l'eau, que nous appelions de la colle, ou bien un bout de boudin, ou du fromage immangeable, ou encore un hareng salé.
Chaque jour, nous recevions environ 200 grammes de pain gris. Nous étions tous affamés.
Source : Gallica

Portrait de Armand Mollard Armand Mollard Rapports et procès-verbaux d'enquête de la commission instituée en vue de la commission instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens… (1915-1916)

Il y a dans le camp, nous a-t-il dit, deux mille soldats belges, deux mille civils français de douze à soixante-dix-sept ans, et deux mille hommes de notre armée, parmi lesquels un très grand nombre de blessés et d'infirmiers. On ne leur donne pas un centime, et ceux qui ne possèdent pas d'argent meurent presque de faim. Quand il reste un peu de soupe, une foule de ces malheureux se précipite pour en obtenir et les sous-officiers finissent par s'en débarrasser en lâchant des chiens sur eux.
Source : Gallica

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