Résumé

Le Sort des prisonniers français en Allemagne (1916)

Maltraiter les prisonniers, c'est, pour l'autorité allemande, jeter le découragement et le désespoir dans des milliers de familles françaises, et créer une atmosphère funeste d'énervement. Maltraiter les prisonniers, c'est ruiner lentement l'une des forces vives de la France, l'une de ses espérances, après la victoire. Maltraiter les prisonniers, c'est, en un mot, pour l'Allemagne, réaliser le gage qu'une agression préméditée et inique a mis entre ses mains.
Source : Gallica

Le Sort des prisonniers français en Allemagne (1916)

L'autorité allemande a imaginé un autre emploi de la main-d'œuvre : le défrichement des marais innombrables du Schleswig, du Hanovre et de la Bavière, travail trop malsain pour être effectué en temps de paix par des hommes libres. Ainsi dans ces camps de Weitmoos, de Puchheim, de Heseppe et combien d'autres, des milliers de Français mal nourris, mal vêtus, mal chaussés peinent toute la journée, les pieds dans l'eau, et contractent ces maladies rhumatismes, fièvres, diarrhées, qui resteront toute la vie comme la marque douloureuse de leur internement en Allemagne.
Source : Gallica

Le Sort des prisonniers français en Allemagne (1916)

On peut dire que nos hommes ont souffert, souffrent et souffriront jusqu'à la fin de leur captivité, et ce n'a pas été la moindre de nos peines morales que d'entendre le cri de la faim inapaisée qui, à chaque moment de la journée, retentissait à nos oreilles; que de voir des malades incapables de reprendre leurs forces, des blessés traînant pendant des mois des plaies insignifiantes, faute d'une alimentation suffisante. En plein hiver, des hommes jeunes ou vieux, civils ou militaires, ont attendu des heures à la porte de la baraque des médecins, sous la pluie et la neige
Source : Gallica

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