François Joseph Napoléon Patorni, Neuf mois de captivité en Allemagne (1888)
“ Mais en sortant de là, l'Allemand n'en déclare pas moins qu'en fait de musique, il n'y a que la musique sacrée ; en fait de musique sacrée, que le vieux Bach, et qu'il n'y a que l'Allemand au monde pour goûter l'un et l'autre. Ce n'est pas vrai, l'Allemand n'est pas musicien, mais pas du tout. Jamais vous n'entendrez un Allemand vous fredonner un air d'opéra : le bas peuple ne connaît absolument que trois ou quatre chansons, fort laides et qu'il braille à satiété, tandis que parmi nos soldats nous trouvons facilement assez de talents pour monter des chœurs, chanter des duos ou des romances. ”
