Résumé

Portrait de Gabriel Monod Gabriel Monod Allemands et Français. Souvenirs de campagne… (1872)

Qu'on appelle droit tant qu'on voudra une antique possession au nom de laquelle on opprime un peuple, je l'appelle injustice et force ; et toute possession contraire au vœu de ceux qui habitent la terre possédée est une conquête. Aussi les Allemands se trompent-ils s'ils croient, comme le dit notre correspondant, que c'est comme Français seulement que nous pleurons l'annexion de l'Alsace, et s'ils croient que nous éprouvons le sentiment qu'ils éprouve raient à notre place.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Monod Gabriel Monod Allemands et Français. Souvenirs de campagne… (1872)

Le 4 septembre, des officiers allemands nous dirent que jamais on ne ferait la paix sans que l'Alsace et la Lorraine ne fussent rendues. La France ne pouvait pas consentir à l'abandon d'une partie-de ses enfants sans lutter encore, si certaine que fût la défaite finale. Et d'ailleurs pouvait-on croire que son orgueil national, si accoulumé à la victoire, consentirait à s'avouer vaincu ? C'était presque aussi invraisemblable que d'attendre la magnanimité et la modération de l'Allemagne, enivrée par le sentiment tout nouveau pour elle de sa prodigieuse vigueur.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Monod Gabriel Monod Allemands et Français. Souvenirs de campagne… (1872)

Non, cela effrayerait les blessés.
Un second obus démolit le toit d'une autre maison en face de nous. Nous pensions que le troisième serait pour nous. Un silence de mort se fit dans le village. Le dernier soldat français avait diparu, la rue était vide, les maisons closes. Tout à coup on entend le son lourd et
mesuré des troupes qui avancent en marquant
le pas, un : halte ! retentissant ; puis le bruit sec et fort de toutes les crosses tombant à terre.
On vit affluer de tous côtés de petits hommes laids, sales, coiffés de casques de pompiers.
Source : Gallica

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