Résumé

F Mételle Souvenirs d'un zouave du 3e régiment sur la Campagne de 1870-71 (1872)

Je me rappelle toujours l'impression que me causa la première fois la vue des soldats allemands à la campagne de la Loire ; quoique je ne crus pas les mensonges débités par les journaux sur leur compte, je ne me figurais pas pareils hommes, tous bien pris, bien bâtis, robustes et d'une grande force physique. J'avais là, devant moi, un peuple jeune, viril, fort, n'ayant pas encore abusé comme nous de toutes ces jouissances matérielles et de sens qui nous ont fait dégénérer.
Source : Gallica

F Mételle Souvenirs d'un zouave du 3e régiment sur la Campagne de 1870-71 (1872)

Ce général, du nom de Rolland, ancien marin, capitaine de vaisseau je crois, détenait comme prisonnier à la citadelle un officier prussien, neveu du général de Moltke, et avait fait dire aux Allemands que s'ils s'avisaient de jeter un seul obus dans Besançon, il pendrait son prisonnier à la plus haute tour de cette ville. Il ne
menaçait pas en vain et était homme à accomplir sa menace.
Source : Gallica

F Mételle Souvenirs d'un zouave du 3e régiment sur la Campagne de 1870-71 (1872)

Le lendemain de mon arrivée à Dampierre, j'allai la mati née voir les Prussiens passer sur la route ; l'un d'eux, conduisant une voilure de réquisition , eut le pied de son cheval pris dans une chaîne : il me fit signe de le dégager, je refusai.
Alors ce Prussien, d'un blond fade, type de gros rustre et de manant, m'attrapa et me flanqua un coup de poing derrière la tête. Je crois que je n'ai jamais été de ma
vie aussi humilié qu'en recevant ce coup de poing d'un être aussi ignoble.
Source : Gallica

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