Réquisition militaire

Définition et enjeux

Eugène Pierre,  Traité de droit politique électoral et parlementaire… (1924)

“ Il nous a paru indispensable, par respect pour l'unité du commandement et pour la hiérarchie militaire, d'écarter l'hypothèse d'une réquisition directe adressée à un officier en sous-ordre. Celui qui, en cas d'émeute, dirige la résistance doit avoir la pleine et entière disposition de ses forces. Les Présidents s'entendront avec le ministre ; ils lui adresseront leurs réquisitions ; il ne sera pas, comme pour la garde ordinaire de l'Assemblée, tenu d'y obéir à la lettre. Les réquisitions avertiront le ministre ; elles engageront sa responsabilité ”
Source : Gallica

Eugène-Jules-Sébastien Legrand,  Traité des réquisitions militaires… (1879)

“ La mobilisation totale de l'armée est ordonnée par un décret du chef de l'État, rendu en conseil des ministres. Ce décret emporte implicitement ouverture du droit de réquisition sur tout le territoire français sans qu'il soit besoin au ministre de déterminer spécialement les régions où devra s'exercer ce droit et ta durée pendant laquelle l'autorité militaire pourra recourir à cette voie d'exception.
En conséquence, le droit de requérir s'ouvre
simultanément pour toute l'armée le jour fixé par le décret de mobilisation et prend fin le jour où l'armée est remise sur le pied de paix.
”
Source : Gallica

Maxime Petit,  Dictionnaire usuel de droit (1904)

“ L'autorité militaire a le droit d'acquérir, par voie de réquisition, pour compléter et entretenir l'armée au pied de guerre, des chevaux, juments, mulets, mules et voitures attelées. La réquisition de ces animaux et voitures, qui précédemment ont été recensés, est ordonnée, en cas de mobilisation, par décret du président de la République. Cette réquisition est alors effectuée par des commissions mixtes, c'est-à-dire composées de civils et de militaires. ”
Source : Gallica

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