Résumé

Marcel Moye Le droit des gens moderne : précis élémentaire de droit international public… (1920)

Un État qui s'approprierait ou dirigerait à son gré le commerce maritime exercerait par cela même une énorme influence sur tous les autres pays, il les tiendrait vraiment en tutelle par la crainte de se voir fermer les routes du monde et ce serait un attentat direct au Droit d'indépendance des États. La mer est véritablement, comme l'atmosphère, un bien commun à tous les hommes qu'on ne peut ni acheter, ni vendre, mais qui a cependant une valeur incalculable. Chacun ayant le droit de s'en servir, il s'ensuit logiquement que personne ne peut s'en arroger la maîtrise exclusive.
Source : Gallica

Marcel Moye Le droit des gens moderne : précis élémentaire de droit international public… (1920)

Ce qu'on appelle le Droit d'indépendance et la souveraineté parait très beau. Il est fier de ne dépendre que de sa propre volonté. Mais la compensation n'est pas loin, sous la forme d'une menace constante de voisins plus puissants et plus barbares. On doit sans cesse penser à défendre son existence au lieu de pouvoir progresser en paix.
Ces notions d'apparence abstraite se concrétisent trop aisément en faits brutaux. La France contemporaine ne songe, certes, qu'à vivre sans inquiéter personne. Elle ne cherche pas le bien d'autrui et se contente pleinement de son territoire légitime.
Source : Gallica

Marcel Moye Le droit des gens moderne : précis élémentaire de droit international public… (1920)

Il y a évidemment quelque chose d'étrange à juger et à punir un individu coupable d'un seul meurtre, parfois commis dans des circonstances excusables, tandis qu'on laisse indemne un autre homme qui a abusé de sa puissance pour faire périr des millions d'êtres vivants, pour ravager des pays entiers et déchaîner sur l'humanité un fléau plus grand que ceux dus à la nature aveugle et brutale. Aussi, sous l'empire de ces sentiments, le traité de 1919 prévoit la responsabilité et la mise en jugement de l'ex-empereur d'Allemagne, Guillaume II, pour crimes contre le Droit et la morale universelle.
Source : Gallica

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