Marcel Moye, Le droit des gens moderne : précis élémentaire de droit international public… (1920)
“ Un État qui s'approprierait ou dirigerait à son gré le commerce maritime exercerait par cela même une énorme influence sur tous les autres pays, il les tiendrait vraiment en tutelle par la crainte de se voir fermer les routes du monde et ce serait un attentat direct au Droit d'indépendance des États. La mer est véritablement, comme l'atmosphère, un bien commun à tous les hommes qu'on ne peut ni acheter, ni vendre, mais qui a cependant une valeur incalculable. Chacun ayant le droit de s'en servir, il s'ensuit logiquement que personne ne peut s'en arroger la maîtrise exclusive. ”
