Fritz Berthoud, La retraite de l'armée de l'Est en Suisse (1871)
“ Notre présence à Pontarlier ne pouvait être utile à rien, ni à personne, et, dans de telles circonstances, ceux qui ne servent pas nuisent. La perspective d'une course longue et pénible, loin de nous effrayer, nous plaisait ; il y a des moments où l'effort corporel est un besoin, une diversion nécessaire aux angoisses morales. A ce point de vue le chemin de fer ne laissait rien à désirer; le sentier le plus rocailleux, la charrière la plus effondrée sont des planchers unis en comparaison. ”
