Paul Émile Poullet

Résumé

Paul Émile Poullet La campagne de l'Est (1870-1871… (1879)

« Quelle que soit l'habileté des manœuvres dans une re- traite, nous enseigne Napoléon Ier, elle affaiblira toujours le moral de l'armée, puisque, en perdant les chances de
succès, on les remet entre les mains de l'ennemi. Les retraites, d'ailleurs, coûtent beaucoup plus d'hommes et de matériel que les affaires les plus sanglantes; avec cette différence que, dans une bataille, l'ennemi perd à peu près autant de monde que vous, tandis que, dans une retraite, vous perdez sans qu'il perde. » Ce principe général, vrai en tout temps, l'était plus particulièrement pour l'armée de l'Est.
Source : Gallica

Paul Émile Poullet La campagne de l'Est (1870-1871… (1879)

Mais quand même la division Cremer eût été sacrifiée, anéantie, sa défaite, sa ruine servaient plus Bourbaki qu'une victoire sur Werder; la guerre n'est qu'un long sacrifice, et celui qui ne sait pas sacrifier des corps entiers pour atteindre le but est indigne du commandement.
Alors, pour être conséquent avec lui-même, M. Leperche ne devrait pas reprocher à Garibaldi de n'avoir pas arrêté l'armée de Manteuffel; car Cremer, en avant de Langres, était mieux placé pour arrêter la marche des Prussiens que Garibaldi à Dijon.
Source : Gallica

Paul Émile Poullet La campagne de l'Est (1870-1871… (1879)

Par son esprit brouillon et irrésolu, par le temps qu'il perdit, par les dispositions vicieuses qu'il prit, il enleva à l'armée de l'Est sa dernière chance de victoire, sa dernière ligne de retraite. Cette fois encore, il fut, comme à Belfort, le traducteur infidèle de la pensée de son général.
En ne concentrant les troupes, ni sur Salins ni sur Champagnole, en les dispersant du côté de Salins, Besançon et Pontarlier,M. Leperche était sûr d'être faible, d'être battu partout. Les choses auraient été lancées à l'aventure qu'elles ne pouvaient aller plus mal.
Source : Gallica

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