Résumé

P. Poullet Etude sur la partie du rapport de M. Perrot… (1878)

« L'armée est partie au pas de course cette nuit avec une célérité curieuse; on a abandonné les corps sans vergogne. Les Prussiens ont refait le pont de l'Isle à notre barbe. On m'a ordonné de prendre position en avant de Pont-de-Roide, sur la rive gauche. On ne m'a pas dit que Blamont était abandonné. Je suis arrivé, après une marche de nuit dérobée à l'ennemi. Tout le monde avait disparu. Je suis ici avec deux bataillons, Prussiens devant, Prussiens derrière. J'avais promis au général Bressolles de partir le dernier, je tiens parole. Je m'en irai par la montagne quand je serai reposé. »
Source : Gallica

P. Poullet Etude sur la partie du rapport de M. Perrot… (1878)

Ce même jour, Bourbaki assista, les yeux remplis de larmes, mais plein de résignation, et avec le sang-froid qui le caractérisait dans les circonstances extrêmes, au passage du 18e corps à travers Besançon. Il vit les soldats fatigués, découragés, glisser entre les voitures, remplir toutes les rues ; il vit au prix de quels efforts ils parvenaient à gravir les coteaux brillants de verglas comme des miroirs, derrière la ville ; il vit les chevaux s'affaisser sous les harnais et les hommes tomber sans force.
Source : Gallica

P. Poullet Etude sur la partie du rapport de M. Perrot… (1878)

Car il ne s'agit pas pour nous d'imiter M. Perrot, de choisir parmi les subordonnés du général Bressolles un officier qui ait des opinions politiques différentes des nôtres et d'en faire le bouc émissaire. Nos lecteurs ont pu constater que nous avons traité toutes les questions à un point de vue exclusivement militaire et que la politique ne s'est jamais mêlée à nos études. Peu nous importent les opinions d'un officier; nous ne lui demandons qu'une chose, faire son devoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature