Joseph Roman, Le Bataillon des mobiles des Hautes-Alpes… (1871)
“ Après une marche longue et fatigante, le bataillon des Hautes-Alpes atteignit le Pissoux, où il se reposa une heure environ, et arriva au Villers, vers trois heures du matin. Le village était occupé par un bataillon de douaniers; il n'y avait plus de place, la plupart d'entre nous durent pour se reposer s'étendre dans la neige ou s'entasser dans une salle d'auberge. A quatre heures, on nous avertit que les Prussiens étaient arrivés au Pissoux ; le colonel Bousson nous dirigea immédiatement sur les Pargots, village moitié français, moitié suisse, à deux kilomètres du Villers. ”
