Résumé

Xavier Euvrard Guerre de 1870. La première Armée de l'Est… (1895)

En suivant pas à pas les troupes qui, du massif des Vosges, sont refoulées sur Besançon, où elles forment la première armée de l'Est, nous ne voulons pas seulement faire œuvre d'historien, mais surtout montrer des combats livrés par les petites unités, chose assez rare dans la guerre d'Europe.
Seuls ils permettent d'analyser l'état moral du soldat, qui apparaît mal dans les actions de masses. Cet état moral, ou si l'on veut « le cœur humain», joue un grand rôle à la guerre; beaucoup plus que l'arme, il sert de base à la tactique.
Source : Gallica

Xavier Euvrard Guerre de 1870. La première Armée de l'Est… (1895)

Les paysans des 1er et 2e groupes avaient ouvert le feu. Ils étaient embusqués de chaque côté de la route, au milieu de laquelle se tenait, en arrière des peupliers abattus, Quantin, de Seveux. Ancien dragon, il n'avait pas voulu se mêler à la foule des gens de pied. Monté sur un vieux cheval pris dans les écuries de M. de Marmier, armé d'un sabre rouillé, et ses belles moustaches au vent, il restait impassible sous le
feu des Poméraniens maladroits, arrivés à si courte distance qu'ils purent distinguer les traits de son visage.
Source : Gallica

Xavier Euvrard Guerre de 1870. La première Armée de l'Est… (1895)

Pour la seconde fois pendant la journée, Auxon était le théâtre d'une charge à la baïonnette dans le vide.
Les Badois, furieux de la surprise éprouvée, se répandent dans le village pour piller et faire ripaille. Quelques-uns veulent emmener le cheval de Pierre Jeanney ; ce pauvre journalier, dont c'était l'unique fortune, essaie de retenir sa bête : il est roué de coups; on le fusille, et les Badois brûlent sa maison. Ils sont d'autant plus cruels que la peur a été plus forte.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature