Charles Beauquier

Charles Beauquier

Résumé

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Les dernières campagnes dans l'Est… (1873)

Hâbleur, comme la plupart des Méridionaux, se vantant d'avoir à lui seul sauvé Besançon des Prussiens, il se donnait comme grand ami de Gambetta qui, disait il, lui avait écrit : « Prends cinq ou six mille hommes et va où tu voudras. » Et il était parti pour les Vosges. Ses soldats, des Corses et des mobiles à qui il faisait faire des marches forcées sans motif apparent et qu'il conduisait en les frappant, dit-on, d'un bâton de houx dont il ne se séparait jamais, le détestaient et avaient par surcroît ses talents militaires en fort médiocre estime.
Source : Gallica

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Les dernières campagnes dans l'Est… (1873)

Le 26 novembre, après avoir vu éventer une attaque de nuit qu'il méditait depuis longtemps, Garibaldi tombait sur les Prussiens à Pasques, les délogeait du village, puis de Prénois et de Darois, il les poussait en déroute jusqu'aux faubourgs de Dijon. Il était sept heures du soir. Malgré la nuit, le général résolut de profiter de ses avantages pour s'emparer de la ville. Mais devant un feu terrible de mitrailleuses, nos mobiles lâchent pied et laissent Garibaldi seul, avec son intrépide légion génoise, exposé à une mort certaine.
Source : Gallica

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Les dernières campagnes dans l'Est… (1873)

Le lendemain, qui était un dimanche, la route de Besançon à Saint-Claude, jusqu'à trois ou quatre kilomètres de la ville, offrait un curieux spectacle. La population des deux sexes avait choisi cet endroit comme but de promenade et les bourgeois se mêlaient aux soldats de toutes armes qui s'en allaient un à un ou par petits groupes et sans chef rejoindre leurs camarades depuis la veille devant l'ennemi.
Source : Gallica

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