Résumé

Isabelle Febvay La défense de Besançon : journal d'une ambulancière… (1912)

Chacun maintenant déclare que c'est un vrai soldat, n'ayant point épargné sa vie (sa terrible blessure le
prouve) et déployant une énergie qu'on admire. Le million du conseil général va servir à acheter dix mitrailleuses, cent cinquante paires de harnais, des cartouchières, des guêtres, etc.
« Dans les Vosges, a-t-il dit, j'avnis une armée sans matériel et sans discipline: je veux reconstituer une armée, gagner les montagnes du Doubs, afin que les Prussiens ne me cernent pas. De cette façon, tout en protégeant Besançon, je conserverai la liherté de mouvements. »
Source : Gallica

Isabelle Febvay La défense de Besançon : journal d'une ambulancière… (1912)

« Le conférencier nous montre l'action morale de Rolland s'étendant au loin; il nous conte une amusante histoire aux avant-postes du haut Doubs, qui, très véridique, est devenue un peu légendaire, et dont le héros, un brave huissier de campagne, ayant une nuit répondu au « Qui vive? » d'une sentinelle: « Officier ministériel, » mit tout une grand'garde sous les armes, un caporal de garde naïf ayant conclu que seul le général Rolland pouvait avoir une qualité aussi extraordinaire et ayant crié : « Aux armes ! Voici le général Rolland. »
Source : Gallica

Isabelle Febvay La défense de Besançon : journal d'une ambulancière… (1912)

Le cardinal Mathieu, archevêque de Besançon, accourut aussitôt au domicile du général et, lui prenant la main, lui dit : « Allons, général, désormais nous prendrons un chemin plus sûr pour aller en paradis. »
L'infortuné Bourbaki pleura en serrant avec attendrissement les deux mains du vénérable prélat.
Si on veut examiner un instant avec impartialité toutes les circonstances qui ont précédé cet acte de désespoir, si on récapitule même une faible partie
de ce qu'ont dû être ses souffrances morales, on doit tout excuser.
Source : Gallica

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