Résumé

Louis d' Eichthal Le général Bourbaki : Afrique, Crimée… (1885)

Je persiste à croire que la démonstration de l'ennemi sur Dijon n'a pour but que de retarder notre mouvement sur Vesoul et Belfort, mouvement que je cherche à accélérer le plus possible, mais qui se trouve ralenti par la rupture des ponts de Pesmes et de Drésilley sur l'Oignon, par l'état actuel des routes, enfin par les difficultés qu'éprouve l'intendant en chef à nous faire parvènir nos vivres. Il importe de ne pas sacrifier notre opération principale à un but secondaire, ce serait faire précisément ce que l'ennemi désire.
Source : Gallica

Louis d' Eichthal Le général Bourbaki : Afrique, Crimée… (1885)

Ordre inutile dans l'état de démoralisation où était l'armée. Pas un général n'aurait pu l'arrêter, pas même le ministre de la guerre s'il eût été là. Le sort en était jeté, l'armée de l'Est devait périr!
Le général s'empressa de répondre à la dépêche du délégué à la guerre :
Besançon, 24 janvier 1871, 8 h. 30 du soir.
« Quand vous serez mieux informé, vous regretterez le reproche de lenteur que vous me faites ; les hommes sont exténués de fatigue, les chevaux aussi; je n'ai jamais perdu une heure ni pour aller ni pour revenir ; je viens de voir tous les commandants de corps d'armée; »
Source : Gallica

Louis d' Eichthal Le général Bourbaki : Afrique, Crimée… (1885)

Il ordonna ensuite la retraite successive en échelon des grenadiers et des
zouaves, et resta avec cette dernière troupe. Puis, une fois qu'il jugea sa présence inutile, il traversa le bois pour rentrer dans les campements précédemment occupés. Il était plus de minuit lorsqu'il arriva à son quartier général.
Vous voyez, mes enfants, comment le courage, les efforts, se brisent quand l'idée d'ensemble manque à une bataille. Les commandants de corps d'armée on tous rempli leur devoir, mais la direction suprême a fait défaut; tant d'héroïsme dépensé en deux batailles est resté inutile.
Source : Gallica

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